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Cheval contre performant Chapitre 1 : Lanamnèse Celle-ci est capitale pour établir la durée et la sévérité de la diminution des performances. Il est important de pouvoir déterminer si cet état est chronique et progressif ou aigu et inattendu, si le cheval a ou na jamais eu de bonnes capacités à leffort.Les questions :
Chapitre 2 : Examen clinique : Système locomoteur Les boiteries constituent la principale cause de contre performance chez les chevaux athlètes même lorsque ces troubles sont sous-jacents ( cest à dire sans signe clinique apparent ). Bien quil soit difficile didentifier une affection musculo-squelettique comme cause principale de la contre performance, son traitement peut souvent entraîner une amélioration des performances. Il est néanmoins essentiel de noter quun nombre élevé de bons performers présente des affections locomotrices sous-jacentes sans que cela naffecte leur performances. Procédure dexamen :
Tests de flexion-extension
Examen du dos :
En fonction des résultats obtenus par cette première inspection, on va pouvoir sorienter vers une études plus approfondie des zones à problème. Les pathologies le plus fréquemment rencontrées :
La pathologie locomotrice équine est dominée par lincidence clinique de deux grands types de lésions :
2. Les muscles Il règne encore actuellement une grande confusion entre les auteurs au sujet des " accidents musculaires " dont souffrent les chevaux de sport. Que ce soit au niveau étiologie ou terminologie, à titre dexemple, myoglobinurie, myopathie, myosite, myalgie, maladie du lundi, tying up ou encore rhabdomyolyse désignent tous un même syndrome caractérisé par des accidents musculaires, des crampes et de la raideur. Pour simplifier les choses, nous parlerons de rhabdomyolyse qui semble être le terme qui correspond le mieux aux découvertes anatomo-pathologique. On distingue deux types de rhabdomyolyse selon leurs caractéristiques cliniques : les RA ou rhabdomyolyse aiguë et les RRIE ou rhabdomyolyse récurrentes induites par lexercice Étiologie : RA : survient au cours dexercices intenses ( vitesse ou endurance ) pendant lesquels le cheval a été sollicité pour un travail qui dépasse ses capacités sportives. Dans de pareilles conditions elle semble liée a une déficience en ATP due à une acidose lactique marquée ( exercice a haute vitesse ) ou a un épuisement des réserves glycogéniques ( exercice de longue durée ) RRIE : elle est indépendante de lintensité de leffort réalisé mais elle est la conséquence dune variétés de facteurs favorisants :
Symptômes : La RA se différencie de la RRIE par le moment dapparition de la crise ( RRIE apparaîtra à léchauffement alors que le travail est léger, par contre la RA apparaîtra en plein effort ) Ils sont très variables : de labsence de signe clinique au décubitus latéral. Raideur, douleur à la palpation, changement régulier de pieds, mise en position de miction, grattage du sol, cheval anxieux qui refuse davancer. Parfois la manifestation de la douleur est beaucoup plus violente avec tachypnée, tachycardie, sudation profuse, congestion des muqueuses, décubitus, iléus. Diagnostic : RA : repose essentiellement sur lexamen clinique et lanamnèse RRIE : plus subtile reposera moins sur lexamen clinique car en dehors des crises tout est en général normal, mais plus sur lanamnèse et sur les examens complémentaires comme une épreuve à leffort . Examens complémentaires :
Lappareil respiratoire Appareil respiratoire supérieur : Toute diminution de diamètre du tractus respiratoire supérieur va constituer un ralentissement voire un obstacle à lapport doxygène et lélimination du dioxyde de carbone. Anamnèse : y a-t-il ou non présence de bruit respiratoire ? Examen clinique :
Examen complémentaire : Endoscopie
Recherche de toute asymétrie ou rétrécissement anormal des voies respiratoires supérieures :
Classification dun dysfonctionnement partiel des muscles laryngés abducteurs se traduisant par un mouvement asymétrique des cartilages aryténoïdes :
Conclusions : Grades 1 et 2 : ces chevaux sont la plupart du temps capables de travailler sans signe dintolérance à leffort Grade 3 : nécessitent un examen à leffort Grade 4 : atteint dobstruction respiratoire. Cet examen est indiqué pour tous les chevaux présentant un mouvement asynchrone de grade 3 des cartilages aryténoïdes, présentant une épiglotte de taille ou dallure anormale, un déplacement trop aisé du palais mou, les chevaux présentant des antécédents dobstruction des voies respiratoires ou des bruits anormaux et dont le résultat de lexamen au repos ne permet pas le diagnostic Autres examens complémentaires : Radiographie Radioscopie Scintigraphie : Osseuse : indiquée pour toutes les suspicion de remodelage osseux (par ex. dent fracture ostéomyélite - tumeur ) au niveau de la tête du cheval. Ventilation / perfusion. Tomodensitométrie.
Appareil respiratoire profond : Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) : dorigine allergique (moisissures), provoque une augmentation de la résistance à lécoulement de lair. Symptômes : toux jetage muco-purulent diminution de la performance dans les cas plus graves : râles crépitations dyspnée. La réversibilité des symptômes sobserve lors du changement denvironnement. Inflammation chronique des voies respiratoires (ICVR) : inhalation dallergène, dagents polluants, persistance dans lappareil respiratoire dagents infectieux viraux ou bactériens. Symptômes : sont non spécifiques et ressemblent à ceux de la MPOC. Hémorragie pulmonaire induite par lexercice (HPIE) : saignements dus à la rupture de capillaires sanguins suite à une hypertension pulmonaire lors dexercice intense. Conséquence dune inflammation chronique, bronchiolite, affection cardiaque (ex. fibrillation auriculaire), obstruction des voies supérieures Symptômes : intolérance à leffort, seulement 10% des chevaux présentent de lépistaxis. Examens complémentaires : Endoscopie : idéalement elle devrait pouvoir se faire 30 à 60 minutes après un effort violent intense afin dévaluer la présence de sang ou de muco pus. Lavage trachéal et cytologie micro-biologie Échographie : bien utile dans les cas de pleurésie ou de pleuro-pneumonie. Biopsie pulmonaire. |