Dressage
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DRESSAGE ET ENDURANCE

Tout d’abord il faut avoir en permanence à l’esprit qu’en endurance le temps passé à cheval est énorme, que ce soit à l’entraînement ou en course, et que par conséquent, le moindre petit défaut risque de devenir un problème catastrophique qui aboutira dans tous les cas à votre abandon ou à votre élimination.

Outre la qualité de l’équipement il est selon moi un point capital en endurance, il s’agit du centre de gravité.

Votre cheval dispose d’une masse également répartie autour d’un point qui matérialise cette masse : le centre de gravité. Chez le cheval normal, ce point est situé à peu près au centre de la cavité thoracique. Cette localisation relativement antérieur fait que les membres antérieurs supportent 60 à 65% du poids du corps et sont donc beaucoup plus régulièrement le siège d’un boiterie.

Pour une cheval de 400 Kg + cavalier et matériel = 480 kg

La répartition se fait donc comme suit : Antérieurs 144 kg chacun – Postérieurs : 96 kg chacun.

En admettant qu’au galop le cheval ait une foulée de 2 mètres

160 km = 160000 m soit 80000 foulées soit sur les antérieurs : 80000 * 144 = 11520 Tonnes /pied antérieur

En admettant que ce centre soit légèrement déplacé sur l’antérieur droit par exemple suite un mauvais placement du cavalier soit rien que 100gr de poids supplémentaire sur ce pied : 80000 * 0.1 = 8 Tonnes supplémentaires et donc autant de chance d’avoir un problème sur ce pied.

Voilà sans doute pourquoi je suis un convaincu du dressage car il apportera l’équilibre indispensable à la pratique de l’endurance.

Le Dressage :

Le but du dressage est de rendre le cheval franc, fort et léger.

Franc : le cheval est franc lorsqu’il est en confiance avec son cavalier, qu’il se porte sans appréhension dans n’importe quelle direction et à travers n’importe quels obstacles. Dressage Psychologique. Cet apprentissage se fera dès le plus jeune âge et consistera a placer le cheval face à toute une série de situations qu’il craint ( douche, van, couloir de vet gate, couverture ….). Avec beaucoup de patience, obtenir sa confiance par le jeu de la récompense.

Fort : quand son dos, ses articulations, ses muscles, ses poumons et son cœur ont subi un entraînement suffisant que pour lui permettre de faire sans fatigue le travail auquel ont le destine. Mise en condition : une fois le débourrage terminé il convient alors de muscler son cheval, fortifier ses os et articulations. Cette mise en condition sera obtenue par le travail au pas qui convient le mieux pour développer progressivement tous les muscles sans exception et sans fatiguer. Le travail au trot va quant à lui renforcer la densité musculaire et articulaire. Le galop va augmenter la capacité respiratoire.

ATTENTION : cette mise en condition ne sera entreprise qu’à partir du moment où l’évolution anatomique sera suffisante.

Léger : quand il est tellement bien équilibré et assoupli qu’il obéit instantanément et sans effort aux moindres actions de mains et de jambes de son cavalier. Recherche de l’équilibre et travail d’assouplissement.

Avant d’envisager tout exercice d’assouplissement il faut d’abord obtenir :

IMPLUSION : elle est la conséquence de l’activité de l’arrière main ( propulsion ) et consiste dans le désir marqué par le cheval dans toute situation au cours de tout mouvement de se porter vers l’avant.

TENSION : Qualité physique et morale du cheval dont la musculature, d’une part, donne au dos et à l’encolure la fermeté élastique nécessaire pour vous porter et pour transmettre à l’avant main l’impulsion fournie par l’arrière main et dont la soumission d’autre part l’incite à maintenir le contact du mors en étant toujours prêt à se porter vers l’avant

FIXITE : pour le cavalier, c’est l’absence de tout mouvement involontaire ou inutile ; pour le cheval, c’est l’absence de toute agitation, en particulier de la tête et de l’encolure.

RECTITUDE : Le cheval est droit quand épaule gauche et hanche gauche d’une part, épaule droite et hanche droite d’autre part marchent ou sont placées suivant des lignes parallèles sur une piste droite ou concentrique sur une piste courbe.

MISE EN MAIN : c’est l’état de soumission du cheval qui répond par une flexion de la tête et de la nuque à la tension des rennes et se tient prêt à obéir aux indications de son cavalier. Elle aboutit avec le travail à la décontraction de la bouche.

Ensuite on commencera le travail d’assouplissement , le cheval a besoin d’être assoupli tant dans le sens longitudinal que dans le sens latéral.

Assouplissements longitudinaux : Ils ont pour but de favoriser le voussement de la colonne vertébrale et par conséquent l’engagement de l’arrière main. Exercices favorisants cet assouplissement : Allongements et ralentissements d’allures, arrêt et demi-arrêt, serpentine, demi-volte, reculer.

Assouplissements latéraux : leur but est la décontraction lombaire, le travail asymétrique des muscles. Exercices types : travail sur le cercle – épaules en dedans - appuyer