Metabolisme
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Cheval d'Endurance : Le métabolisme musculaire.

 

 

Endurance : approche métabolique.

Notions de base : 1) Généralités

2) Muscle anatomie

3) Formation de l’énergie

4) Les différents types de muscles

5) La thermorégulation

6) Les électrolytes

7) Pathologies le plus fréquemment rencontrées

8) L’entraînement

9) Considérations alimentaires

GENERALITES :

Le métabolisme : Ensemble des réactions chimiques de transformation de matière et d'énergie, catalysées par des enzymes, qui s'accomplissent dans tous les tissus de l'organisme vivant.
On distingue donc pour chaque grande fonction un métabolisme différent. On pourra donc parler de : - métabolisme digestif

bulletmétabolisme urinaire
bulletmétabolisme respiratoire
bulletmétabolisme hormonal
bulletmétabolisme cardio-vasculaire
bulletmétabolisme musculaire
bullet….

Dans le cadre de cet exposé on se contentera d’aborder les bases du métabolisme musculaire.

 

Energie + Muscle = Contraction + Déchets + Chaleur

 

LE MUSCLE :

Les muscles sont des machines qui convertissent l’énergie chimique en énergie mécanique.

Le muscle est composé de 75% d’eau, 22% de protéine et 7% de lipides.

Constitution : Muscle est un ensemble de fascicules eux mêmes constitués d’un ensemble de fibres musculaires. La fibre musculaire est en fait la cellule musculaire qui possède une forme allongée pouvant atteindre un longueur de 30 Cm. Chaque cellule est composée d’un sarcomère contenant tous les organites indispensable à la production ATP, de la myoglobine (responsable de la couleur rouge et qui permet le stockage de l’oxygène au sein même de la cellule) et d’une unité contractile ou myofilaments.

On distingue deux types de myofilament :

bulletles filaments épais ou Myosine
bulletles filaments fins ou Actine

Sous l’influence d’un influx nerveux il y aura consommation d’ATP , libération d’énergie et glissement des myofilaments les uns sur les autres entraînant ainsi une contraction du sarcomère sur toute sa longueur.

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ENERGIE :

  1. Le Carburant

 

Toutes les activités athlétiques nécessitent la conversion de l’énergie chimique, procurée par l’alimentation, en énergie mécanique qui se manifeste par la locomotion. Cette conversion est assurée par L’Adénosine Tri Phosphate (ATP) qui est le carburant utilisé par les fibres musculaires lors de leur contraction.

Un petit peu comme un moteur, lorsqu’il tourne à besoin constamment d’essence, un muscle qui travaille à besoin constamment d’énergie qui lui est fournie sous la forme d’ATP.

Le muscle stocke suffisamment d’ATP que pour permettre quelques contractions, les réserves étant épuisées après seulement quelques secondes après le début de l’exercice. Si l’exercice continue sans interruption l’ATP doit être synthétisé et ce à la même vitesse que sa dégradation. Donc le cheval au repos consomme peu d’énergie et la formation d’ATP se fait lentement. Par contre lors d’un effort maximal l’ATP est consommé pratiquement 200 fois plus rapidement et donc sa formation devrait pouvoir se faire aussi 200 fois plus rapidement ce qui lui est impossible et l’oblige au bout d’un moment à réduire l’intensité de son effort. Une vitesse de production D’ATP qui serait insuffisante par rapport à la consommation engendrerait de la fatigue.

MOTS CLES :

1) Carburant musculaire = ATP Energie

ATP = ADP + Pi + ENERGIE

2) Equilibre entre production et consommation, si production inférieure à consommation =

FATIGUE.

 

LES MECANISMES DE PRODUCTION DU CARBURANT

  1. Mécanisme aérobie ou oxydatif :

1 Glucose + O2  =  39 ATP + CO2 + H2O + Chaleur

1 FFA (Palmitate) + O2  =  129 ATP + CO2 + H2O + Chaleur

N.B. : FFA = acide gras libre

Dans le mécanisme aérobie les molécules de substrats (Glucose – Acide gras libre) sont complètement dégradés en CO2 et H2O en présence d’oxygène. Cette dégradation s’accompagne d’une libération d’énergie dont une partie servira à la formation d’ATP et l’autre sera éliminée sous forme de chaleur.

 

ADP + Pi + ENERGIE  =  ATP

Le métabolisme aérobie dépend donc fortement

  1. de l’irrigation sanguine au niveau musculaire ( apport d’O2, des substrats, récolte du CO2 et des déchets produits ). La masse musculaire peut donc fortement augmenter sa vascularisation au point que si au repos elle reçoit approximativement 15% du volume sanguin, à l’effort intense elle recevra jusqu’à 85% du volume sanguin. Mais cette adaptation vasculaire prend plusieurs minutes ( intérêt de bien échauffer son cheval.)
  2. de l’oxygénation sanguine au niveau des alvéoles pulmonaires
  3. de l’apport de substrats stockés dans l’organisme. Les carbohydrates et les acides gras ingérés en excès seront stockés en ce qui concerne les carbohydrates sous forme de glycogène dans les muscles et le foie et au niveau du tissu adipeux pour les acides gras ( graisse d’infiltration et graisse de couverture).

Remarques importantes :

  1. le mécanisme aérobie d’un cheval non entraîné utilisera préférentiellement les carbohydrates par rapport aux acides gras car ceux-ci seront dégradés d’une manière beaucoup plus limitée et ne permettront donc qu’un exercice d’intensité modérée.
  2. Par contre l’entraînement ( effort modéré longtemps ) va stimuler la production des enzymes musculaires intervenant dans la dégradation des acides gras.
  3. La déplétion des réserves de glycogène entraîne la fatigue musculaire.

 

Conclusion : endurance = favoriser la consommation des acides gras conserver

le glycogène en réserve pour éviter la fatigue.

 

2 ) Le mécanisme anaérobie ou lactique.

1 Glucose  =  3 ATP + Acide lactique

Il s’agit donc d’un mécanisme visant à produire de l’énergie en l’absence d’O2 par l’intervention d’une enzyme ( LDH ). Ce mécanisme permet des efforts d’intensité très violente mais de durée limitée ( 1 à 2 minutes maximum ) en effet par molécule de glucose ne sont produit que 3 ATP et une molécule d’acide lactique qui ne peut être métabolisée et qui doit donc être éliminée par la circulation pour être détoxifié au niveau du foie. L’accumulation de cet acide au niveau musculaire va diminuer localement le Ph avec pour conséquences une diminution des fonctions enzymatiques aérobies ralentissement des réaction oxydatives, fatigue et douleur musculaire (Crampes).

Astuce : il faut approximativement 3 heures pour que la vascularisation fasse disparaître les lactates au niveau d’un muscle au repos. Par contre si le cheval est maintenu en mouvement ( effort de faible intensité ) ces lactates pourront être éliminés par le métabolisme aérobie ce qui va activer leur disparition. NE JAMAIS METTRE UN CHEVAL AU REPOS TOUT DE SUITE APRES UN BON EXERCICE.

3 ) Le métabolisme anaérobie alactique.

Dans ce cas-ci l’énergie est fournie par la créatinine phosphate.

ADP + CREATINE-P =  ATP + CREATINE

Cette créatine phosphate est stockée dans le muscle et donc immédiatement utilisable pour la production d’ATP et présente l’avantage de ne pas libérer de produits toxique. Mais elle ne pourra fournir de l’énergie que pendant maximum 10 secondes car son stock musculaire ne peut être modifié ni par alimentation ni par entraînement.

Par contre le reconstitution des réserves se fera en trois minutes si l’on respecte un repos complet.

4 ) Interrelations entre les différents types de métabolisme.

Les trois systèmes de production d’énergie sont actifs quel que soit le type d’exercice, cependant un type de métabolisme prédomine toujours. Celui-ci sera fonction de l’intensité et de la durée de l’exercice.

 

LES TYPES DE MUSCLES

Les fibres musculaires diffèrent par leurs propriétés métaboliques et contractiles. Au point de vue contractile certaines fibres se contractent et se relâchent beaucoup plus rapidement que d’autres ( fibres rapides – fibres lentes ). La proportion des fibres rapides ou des fibres lentes ne sera pas modifiée par l’entraînement elle reste constante tout au long de la vie du cheval.

Au point de vue métabolique, bien que chaque muscle puisse générer de l’ATP par les trois possibilités ( aérobie, anaérobie lactique, anaérobie alactique ) certains sont mieux adapté à l’un ou à l’autre type de métabolisme par sa vascularisation ou par ses enzymes stockés.

Ces différences au niveau contractile ou au niveau métabolique permettent de distinguer chez le cheval adulte 3 types de fibres musculaires :

  1. Lentes oxydatives
  2. Rapides oxydatives et glycolytiques
  3. Rapides glycolytiques

 

Fibres lentes oxydatives ou Muscle rouge

Caractéristiques :

- ) Contractions – Relaxations relativement lentes et utilisant le métabolisme aérobie

- ) Riches en acides gras et en enzymes intervenant dans l’oxydation des acides gras

- ) Glycogène et des enzymes glycolytiques en faible quantité.

- ) Entourées d’une trame capillaire très importante.

- ) Diamètre faible pour faciliter la diffusion des substrats et de l’oxygène

 

Fibres rapides glycolytiques ou Muscle blanc.

Caractéristiques :

- ) Contractions – Relaxations rapides et utilisant le métabolisme anaérobie lactique

- ) Riches en glycogène et en enzymes glycolytiques anaérobies et pauvre en enzymes aérobies

- ) Trame vasculaire peu dense

- ) Diamètre élevé

 

Fibres rapides Oxydatives / glycolytiques ou Intermédiaires

Caractéristiques :

- ) Contractions – Relaxations rapides

- ) Riches en Glycogène

- ) Par opposition aux deux types précédant elles sont fortement sensibles à l’entraînement et en fonction de celui-ci deviendront plus oxydatives ou plus glycolytiques

 

Types de fibres dans différentes races de chevaux

  Fibres lentes (%) Intermédiaires (%) Fibres rapides (%)
Quarter Horse

7

48

45

Thoroughbred

12

51

37

Arabe

14

48

38

Poney

23

40

37

 

 

LA THERMOREGULATION :

Le cheval est très mauvaise machine puisque seulement 20% de l’énergie dégradée est transformée en mouvement et 80% en chaleur. Pendant le travail on aura donc une forte augmentation de la température corporelle, par exemple un cheval au trot produit 100 Kcal/min. et 300 Kcal/min. au galop. Pour éviter toute augmentation exagérée de sa température le cheval dispose de 4 moyens pour dissiper cette chaleur produite au cours du travail. Ces moyens sont la radiation, la conduction, la convection, l’évaporation.

 

LES MOYENS

  1. La radiation :
  2. Perte de chaleur sous forme de rayonnement infra-rouge. Plus la température extérieure est basse plus la radiation est élevée. Par contre dans des conditions de température extérieure proche de la température corporelle cette radiation va diminuer voire disparaître.

  3. La conduction
  4. Perte de chaleur par contact entre un corps chaud et un corps froid ( arroser un cheval avec de l’eau froide.)

  5. La convection
  6. Perte de chaleur par mouvement de l’air à la surface de la peau. Cet air va se charger de la vapeur et de la chaleur présentes au niveau de la peau.

  7. L’évaporation

Processus au cours du quel l’eau est transformés en vapeur. Chaque gramme d’eau, sur le pelage, qui s’évapore utilise environ 0.5 cal. qui proviennent de la chaleur corporelle.

Le point important ici est que ce n’est pas transpirer qui fait diminuer la température mais bien la transformation de cette sueur en vapeur (qui consomme de l’énergie).

Remarque : un cheval qui transpire abondement au point que des gouttes en coulent à terre est totalement inutile puisqu’il n’y a pas évaporation.

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LES FACTEURS AFFECTANT CETTE THERMOREGULATION

1 ) Rapport surface corporelle / Poids

Le cheval est est un grand animal mais avec un faible surface corporelle et principalement

chez les chevaux fort musclés.

  1. Les poils
  2. Plus la toison sera importante moins la chaleur sera dissipée ;

  3. Les conditions extérieures

Température ( effet sur radiation et conduction )

Humidité ( effet sur évaporation )

Vent ( effet sur la convection )

 

LE MECANISME

L’augmentation de la température corporelle provoque une stimulation de l’hypothalamus qui va engendrer la libérations de médiateurs (Hormones essentiellement l’adrénaline) qui à leur tour vont provoquer une vasodilatation cutanée (convection, conduction, radiation, évaporation), de la sudation et de la polypnée ( halètements)

 

EFFORT  =  CHALEUR =  VASODILATATION +TRANSPIRATION + HALETEMENTS

LE REFROIDISSEMENT APRES EXERCICE

  1. Méthodes
  2. Le principe consiste donc à assister les mécanismes naturels de refroidissement

    RADIATION : placer le cheval dans un endroit où la température est la plus basse possible.

    CONDUCTION : asperger le cheval avec de l’eau froide dont une partie se réchauffe et s’écoule, l’autre s’évapore.

    CONVECTION : assurer un mouvement d’air ( naturel = vent ou artificiel = ventilateur ) si pas de vent, faire marcher le cheval.

    EVAPORATION : de l’eau restée au contact des poils. L’addition d’alcool dans l’eau accélèrera le processus d’évaporation.

  3. Les endroits à refroidir

Quand Les endroits les plus indiqués sont :

bulletencolure et surtout la face ventrale
bulletventre face ventrale
bulletmembres et surtout la face interne où passent de gros vaisseaux

Les régions de forte densité musculaire seront évitées car leur refroidissement trop brutal aboutirait à l’apparition de crampes voire de myopathie. Par contre lorsque la température du cheval reste élevée et qu’il risque l’hyperthermie ces zones seront-elles aussi aspergées d’eau froide.

  1. Hyperthermie

Les symptômes de l’hyperthermie 

Température rectale ne diminuant pas après 20 minutes ( 39° - 40° )

Fréquences cardiaque et respiratoire élevées et synchrones ( Flutter diaphargmatique )

Si la température ne diminue pas, voire même augmente, le cheval risque le coup de chaleur ou Choc hyperthermique ( abattement, inappétence, fréquences cardiaque et respiratoire élevées, temps de remplissage capillaire augmenté ) pouvant entraîner convulsions, coma et mort.

 

LA SUEUR

  1. Composition

La sueur contient :

bulletEau
bulletGlycoprotéine : qui va favoriser la dispersion de la sueur sur le pelage et donc augmenter l’évaporation. Cette glycoprotéine est responsable de l’écume que l’on retrouve au niveau des zones de frottement. ATTENTION : un cheval qui sue abondamment pendant plusieurs jours va épuiser les cellules responsables de la production de cette glycoprotéine ce qui aura pour effet de rendre la sueur moins adhérente au pelage et diminuera donc l’évaporation.
bulletElectrolytes : Na, K, Cl ( les principaux) mais aussi Ca, bicarbonates, Mg, Iode, P, fer, Zinc, Cuivre, Manganèse, Cobalt, Molybdène, Mercure, Vitamines.
 

Na

K

Cl

Sueur

147 mEq/L

57 mEq/L

200 mEq/L

Plasma

139 mEq/L

3.7 mEq/L

100 mEq/L

  1. Estimation des pertes

Plusieurs études ont été menées mais et bien évidemment les résultats obtenus sont fort variable ( conditions extérieures, type d’effort )

Par exemple : Tevis Cup 100 premiers kilomètres : les chevaux ont perdus en moyenne 17.5 kg avec un maximum de 45 Kg de poids corporel.

 

BALANCE ELECTROLYTIQUE

Définitions :

  1. Electrolytes
  2. Corps qui, fondu ou en solution, peut se dissocier en ions sous l'action d'un courant électrique. On distingue des ions de charge positives ou cations et des ions de charge négative ou anion. Ces ions ont un rôle vital dans l’organisme vivant puisque durant un exercice ils interviennent dans la balance des fluides, dans la transmission des influx nerveux et dans l’activité musculaire.

  3. L’Eau
  4. L’eau compose approximativement 60% du poids du cheval, soit pour un cheval de 450 kg 270 kg ou 300 Litres. Les 2/3 de cette eau se trouve dans le compartiment intracellulaire ( 200 litre ) et 1/3 constituant le compartiment extracellulaire. Ce compartiment est composé du plasma, de la lymphe, du fluide interstitiel et le fluide intestinal. Le sang constitue donc une partie de ce liquide extracellulaire et représente 10% du poids du corps soit à peu près 45 litres.

  5. Osmose

Transfert du solvant d'une solution diluée vers une solution concentrée au travers d'une

membrane dite permsélective. (Dans les organismes vivants, des transferts d'eau par

osmose s'effectuent en permanence à travers la membrane des cellules.)

Remplacement des électrolytes

La sueur du cheval est hypertonique ce qui signifie que la concentration en électrolytes est plus grande dans la sueur que dans le sang. Pour un cheval qui ne transpire qu’irrégulièrement et en quantité modérée les fluides et les électrolytes perdu sont facilement remplacés par l’alimentation. Par contre lors d’exercice prolongé, particulièrement par temps chaud et humide, une supplémentation via alimentation ou eau de boisson devient indispensable.

Voici une recette simple qui permet le remplacement électrolytes perdus dans un bon rapport :

 

3 parts de sel de cuisine ( NaCl )

1 part de chlorure de potassium ( KCl )

Ce mélange peut être ajouter à la nourriture ou à l’eau de boisson à raison de 1 à 4 cuillère à soupe /jour en fonction de la quantité de transpiration. Attention si ajouté à la nourriture il vaut veiller à avoir un apport constant en eau.

 

 

PRINCIPALES PATHOLOGIES METABOLIQUES :

Déshydratation

Syndrome d’épuisement

Flutter diaphragmatique

Coup de chaleur

Anhidrose

Troubles musculaires ( déjà abordés )

 

A) Déshydratation

  1. Etiologie
  2. Se produit lorsque les pertes de liquides sont supérieures aux prises de liquide. Ces liquides perdus proviennent en majeur partie du volume extracellulaire et principalement du sang, ce qui aura pour effet : perfusion tissulaire insuffisante, transport d’oxygéne défaillant, diminution des apports de substrats au niveau musculaire et augmentation de la fréquence cardiaque.

  3. Symptomatologie
bulletfréquence cardiaque élevée et ne diminuant pas
bulletfréquence respiratoire élevée
bulletpli de peau persistant
bulletpouls faible
bullettemps de remplissage capillaire augmenté
bulletfaiblesse et tremblements musculaires
bulletyeux enfoncés
bulletbouche sèche
bulletbruits digestifs diminués voire absents

 

B) Syndrome d’épuisement

-) Etiologie :

déplétion énergétique, déshydratation, perte d’électrolytes, troubles de l’équilibre acido-

basique, vont provoqués des altérations dans le fonctionnement des systèmes nerveux

et digestif

-) Symptomatologie

bulletdépression
bulletdéshydratation sévère
bulletyeux fortement enfoncés
bulletselles consistantes
bullettempérature rectale élevée ( 40 à 42°c )
bulletdisparition des bruits digestifs
bulletcrampes musculaires voire myopathies
bulletflutter diaphragmatique
bulletdans les cas les plus graves : coliques, nécrose intestinales, myopathies, fourbure, troubles nerveux centraux et mort.

 

C) Flutter diaphragmatique

-) Etiologie / Symptômes

Contractions spasmodiques du diaphragme synchrones aux battements cardiaques liées aux perturbations des équilibres électrolytiques qui vont provoquer des perturbations de fonctionnement du nerf phrénique. ( Hypocalcémie, hypokaliémie, alkalose ) . Ce phénomène est fréquemment observé chez les chevaux d’endurance qui courent dans des conditions chaudes et humides.

 

D) Le coup de chaleur

-) Etiologie : la production de chaleur excède les capacités d’élimination par le système de

thermorégulation.

-) Facteurs prédisposant :

bulletcheval peu entraîné que l’on fait courir dans des conditions

chaudes et humides.

bullettransport dans van non ventilé
bulletchevaux mis en box dans atmosphère froide et que l’on travaille au chaud
bulletage du cheval plus il sera jeune plus il sera sensible (excitabilité)

-) Symptômes

bulletdépression et somnolence
bulletrefus au travail
bulletfréquences cardiaque et respiratoire élevée
bullettempérature rectale élevée pouvant atteindre 43°c
bulletcongestion des muqueuses, temps de remplissage capillaire augmenté
bulletla transpiration est inefficace et abondante
bulletataxie, convulsions, coma, mort

 

E) Anhydrose

-) Etiologie : impossibilité de produire de la sueur malgré les stimuli. Fréquent chez les

chevaux vivant dans les climat tropicaux (chaud et humide)

 

L’ENDURANCE

En une bonne vingtaine d’années l’endurance est passée de la grosse Randonnée à une épreuve équestre Olympique où cheval et cavalier sont devenus des athlètes de haut niveau. En effet à l’heure actuelle les meilleurs couples sont capable de tenir des vitesses avoisinant les 20 Km/h sur 160 Kms.

Pour se faire il a fallu une longue sélection génétique et une évolution constante des connaissances du système métabolique permettant l’adaptation des méthodes d’entraînement.

LA SELECTION :

Le cheval idéal pour l’endurance est petit ( 1.5m à 1.6m), léger, anguleux, avec des os fins, peu de graisse de couverture, des muscles minces favorisant le processus aérobie, possède un bon système de thermorégulation, un moral inaltérable, de bons aplombs et une très forte résistance à la douleur. Ce cheval aura de plus des systèmes cardio-vasculaire, respiratoire, locomoteurs sans le moindre défauts.

Le cheval arabe et ses croisements remplissent au mieux ces conditions anatomiques et est donc devenu à quelques rares exceptions près le meilleur cheval d’endurance.

L’ENTRAÎNEMENT :

 

L’objectif principal de l’entraînement sera donc de stimuler au maximum les capacités aérobie de votre cheval.

 

Longues distances : Dès l’age de 2 ou 3 ans lorsque les structure musculo-squeletique sont encore immatures et fortement sensible à l’exercice.

Au départ des sorties 3 à 4 fois par semaine pendant 15 minutes puis progressivement augmenter l’intensité des sorties en y incorporant des petites phases de trot et de galop. Puis petit à petit augmenter la longueur des sorties et l’intensité de l’effort tout en veillant bien à maintenir la fréquence cardiaque sous 140 pulsations par minutes. Ces sorties se feront pendant 12 mois.

 

Phases de dressage : elles seront progressivement intégrées au programme d’entraînement car elles apprendront au cheval à travailler la musculature de son dos et à engager ses postérieurs.

Les voltes, appuyés, épaules en dedans lui apporteront la souplesse. Ces séance d’assouplissements seront suivies par des massages de l’encolure (mobilisation ) des masses musculaires, des tendons des façon à éviter l’apparition des zones de douleurs ou de tension post exercice.

 

Mise en course : dès que le cheval aura atteint un bon niveau de base il sera mis sur de petites épreuves en compagnie d’un cheval chevronné qui lui apportera le sérénité nécessaire.

 

Intervalles Training : améliorer la puissance de propulsion des membres postérieurs et amélioration des performances cardio-vasculaire. Il se feront de préférence en côte et progressivement : d’abord au pas puis au trot puis au galop ; Au début ils pourront être effectués 2 fois par semaine et ensuite diminués à une fois par semaine.

 

Séances de galop.

 

L’adaptation cardio-vasculaire / Musculaire

Cette adaptation prendra de 3 à 4 ans pour amener votre cheval au mieux sur des courses de 160 Kms.

 

bulletFréquence cardiaque

L’endurance est un sport essentiellement aérobie avec de temps en temps des phase d ‘effort intense en anaérobie. Le besoin physiologique essentiel est donc une énorme capacité aérobie qui permet au cheval un travail d’intensité importante avant de franchir le seuil anaérobie. Ces chevaux ont en règle générale un fréquence cardiaque au repos située entre 25 et 30 battements / minute qui suggère la présence d’un grand cœur avec une musculature forte.

bulletHématocrite

Pourcentage de globules rouges et blancs dans le sang, en général proche de 40%.

Les chevaux d’endurance en condition ont un hématocrite légèrement inférieur à la valeur de référence ce qui constitue un avantage pour eux puisqu’il bénéficie de plus de plasma et retardera donc la déshydratation.

 

 

 

CONSIDERATIONS ALIMENTAIRES

Les principaux composants alimentaires chez le cheval d’endurance sont l’eau et le fourrage ou la prairie.

 

Fourrage : de 2 à 2.5% du poids du cheval réparti en deux prises. Soit +/- 10Kgs pour un cheval de 450 Kg. Le type de fourrage ne semble pas jouer d’influence sur les performances.

 

Concentré : sera distribué en fonction du travail et des éventuelles pertes de poids consécutives aux exercices demandés . On évitera toute fois de dépasser 3 Kg par jour. L’addition de graisse au concentré peut-être bénéfique d’une part pour sa valeur énergétique et d’autre part car cela stimulera la métabolisation des graisses par rapport au glycogène par l’organisme.

 

Electrolytes : ils seront administrés en fonction du programme d’entraînement et ce proportionnellement à la quantité de transpiration. Ils peuvent être ajouter à la nourriture tout en veillant à mettre à disposition de l’eau à volonté, soit administrés directement dans l’eau de boisson.

 

Le jour d’une course : il est recommandé de nourrir le cheval 3 à 4 heures avant l’effort. Ce repas consistera en 2 Kg de concentrés et 3 Kg de fourrage avec eau à disposition.

 

ATTENTION : ne jamais nourrir moins de 2 heures avant la course car il y a un risque d’hypoglycémie rebond consécutive à la décharge d’insuline post prandiale.

Pendant la course : boisson à volonté, fourrage, concentré énergétique, électrolytes

 

Bibliographie :

Principles and parctice of equine sports medecine : The Athletic Horse                                         David R. Hodgson  -  Reuben J. Rose

Current Therapy in Equine Medecine                                                                                                Edited by N. Edward Robinson

Maladies du cheval                                                                                                                           Hanns   -  Jürgen Wintzer

Conditioning Sport Horses                                                                                                               Hilary   M. Clayton

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